Atteindre l'indépendance financière

Un objectif à la portée de tous?


Quelqu'un disait :« La retraite, c’est pour ceux qui n’aiment pas leur travail ». Pourquoi tant de gens ont si hâte de prendre leur retraite ?  

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« J'ai assez donné » disent-ils...

 

On accepte qu’il faille travailler pour subvenir à ses besoins. Mais si on travaillait uniquement par passion, par besoin de se réaliser, par désir d’apprendre ou d’aider, ferait-on autre chose ?

Il y a à parier que la réponse serait « OUI ! » pour la majorité des gens. Ceux-ci seraient heureux de quitter ce travail qui leur pèse le plus tôt possible. Mais comment ?

Il n'y a qu'un seul moyen: atteindre l’indépendance financière.


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Qu’est-ce que l’indépendance financière ?

L’indépendance financière c’est ne plus avoir besoin de travailler pour payer ses factures. C’est la liberté de se consacrer à un travail, à une activité qui permet de nous épanouir, qui fait appel à nos talents, qui comble nos aspirations. Et, qui sait, qui pourrait même contribuer à rendre notre monde meilleur.

Pour en savoir plus sur les sept éléments qui affectent l'indépendance financière, cliquer ici.

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Combien faut-il pour atteindre l’indépendance financière ?

Pour la majorité des gens qui n’ont (ou n’auront) pas la chance de toucher de généreuses prestations de retraite, la pleine indépendance financière est vraiment atteinte lorsque le rendement du capital accumulé produit un revenu supérieur au coût de la vie.

Le degré d’indépendance financière croît avec la période durant laquelle on peut maintenir notre niveau de vie sans avoir un revenu d’emploi . C’est quelque chose qui se bâtit graduellement.

Il n’y a pas de chiffre magique. Le montant de capital requis dépend de 2 choses : 1) le coût du niveau de vie que nous souhaitons et 2) le rendement produit par notre capital. 

Ce qu’on veut souligner ici, c’est l’importance de commencer tôt à créer et à investir un capital qui va générer un rendement élevé.

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1 - Créer et investir du capital

Investir à la bourse est le moyen le plus simple et le plus accessible pour bâtir un capital performant (1). Le rendement historique des marchés financiers en témoigne.

La clé est de commencer tôt à bâtir ce capital en mettant de côté des fonds qui vont générer des revenus…dès le premier jour ! Commencer tôt, c’est le plus tôt possible. Sachant que si on commence très jeune, on se donne une marge de manœuvre extraordinaire ! Que les parents en prennent bonne note !

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2 - Passer à l’action

La première étape est d’ouvrir un compte courtage dans lequel on versera les montants qui seront investis. L’idéal est d’établir un montant de base à verser au compte de courtage à chaque mois. On suggère de verser au moins 10% du revenu mensuel brut au compte de courtage.

Une fois versées, les contributions sont investies dans des titres ou des fonds de placements qui paient un dividende ou un intérêt (2).

Le graphique suivant démontre le capital accumulé, lorsqu’on investit un montant de $75 par mois à partir de l’âge de 18 ans. On suppose que le rendement annuel moyen est de 7,5% :

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Ainsi, en investissant $75 par mois à partir de 18 ans, on aurait un capital de $289,000 à 60 ans ! À ce moment, le revenu de placements mensuel serait de $1,670.

Par comparaison, voyons quel serait le capital accumulé si on investit $75 par mois à partir de la naissance:

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En investissant $75 par mois dès la naissance, le capital à 60 ans passerait de $289,000 à $1,060,000, soit plus du triple!

 

$75 par mois c’est moins de $20 par semaine...

Alors, un autre scénario consiste à augmenter périodiquement les montants investis à mesure que la personne vieillit. Ceci reconnaît que notre capacité de payer croît avec le temps. Notamment parce que le revenu d’emploi augmente avec les années.

Le prochain graphique illustre 2 variantes de ce scénario.

♦ 1re variante, un montant de $75 est investi mensuellement de la naissance jusqu’à l’âge de 18 ans. Par la suite, les montants augmentent tel qu’indiqué dans la table à droite du graphique.

♦ 2e variante, aucun montant n'est investi avant l'âge de 25 ans. Par la suite, les montants investis sont les mêmes que selon la 1re variante:

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Investir depuis la naissance plutôt qu'à partir de l'âge de 25 ans produirait un capital presque 3 fois plus élevé, même si les montants investis dans les premières années sont aussi modestes.

Par contre, en commençant à investir à l'âge de 25 ans, on se donne quand même la chance de bâtir un capital important. Selon notre scénario, la contribution annuelle maximum serait de $6,600. Si on considère qu’on devrait mettre de côté 10% de notre revenu, cette contribution correspondrait à un salaire annuel de $66,000. En augmentant légèrement la contribution mensuelle, le capital accumulé pourrait être beaucoup plus important.

 

Une indépendance financière partielle: pourquoi pas?

Pour bien des gens, le capital nécessaire pour atteindre l’indépendance financière se situe quelque part sur cette courbe, dépendant de leur coût de la vie. Si, alors qu’ils sont encore jeunes, ils envisagent de quitter un travail rémunérateur pour embrasser ce projet qui les passionne, il est possible que le rendement sur le capital accumulé ne soit pas suffisant pour leur procurer une indépendance financière complète. Mais il pourrait par contre leur permettre de travailler à mi-temps (20 heures/semaine, 6 mois par année, etc.). Pour certains, ce pourrait être un compromis qui leur sied!

 

Un rendement de 7,5% : est-ce réaliste ?

Aux fins de notre projection financière, nous avons utilisé un taux de rendement annuel de 7,5%. Nous supposons que les montants seraient majoritairement investis sur les bourses canadienne et américaine. À titre de référence, entre 1960 et 2018, le rendement annuel de la bourse canadienne (TSX) a été de 9,3%. Celui de la bourse américaine (S&P 500) a été de 10,2% (3).

 

Un rendement libre d’impôt

Dans nos exemples, le rendement produit par le capital est libre d’impôt. Cela suppose que les montants sont versés dans un CELI. À l’intérieur du CELI, le rendement n’est pas sujet à l’impôt sur le revenu. Rappelons qu’en 2019, la contribution annuelle autorisée à un CELI est de $6,000. L’alternative est de verser les montants dans un REER. Dans ce cas, les contributions procurent des économies d’impôt immédiatement. Le rendement des placements à l’intérieur du REER n’est pas sujet à l’impôt. L’impôt ne sera payable que lorsque l’investisseur retirera les sommes de son REER, présumément lorsque ses autres revenus ne seront pas suffisants. En 2019, la contribution maximum au REER est de $26,500, si le contribuable ne bénéficie pas d’un autre régime de retraite. Voir REER ou CELI : lequel est prioritaire ?

 

L’autre partie de l’équation - l’habitude de créer du capital pour investir

Une contribution mensuelle modeste (ex : $75 par mois) sur une longue période peut produire un capital très important. Le capital accumulé croît de façon exponentielle lorsqu’on augmente telle contribution, même ponctuellement.

Pour déterminer combien on pourrait mettre de côté chaque mois pour investir, on doit d’abord analyser comment on dépense notre argent. Le seul fait d’analyser comment on dépense l’argent fait ressortir des opportunités de réduire nos dépenses.

C’est là une habitude à prendre pour nous-même. Mais c’est aussi une habitude à enseigner à notre enfant. Une habitude acquise jeune est plus facile à adopter et à maintenir. Pour un jeune, prendre l’habitude de mettre de côté et d’investir un capital modeste à chaque mois devient aisément une seconde nature ; elle fera partie intégrante de son comportement d’adulte. Voir Initier son enfant à la bourse.

 

Le cercle vertueux de la création de capital

Mettre de côté un capital à investir chaque mois crée un cercle vertueux : cela rappelle la valeur de l’argent et l'importance à ne pas le gaspiller. Cela fait découvrir les vertus de la frugalité, en même temps que le pouvoir du capital.

La frugalité fait partie de l’ADN des vrais entrepreneurs. Car les vrais entrepreneurs connaissent autant la valeur que le pouvoir de l’argent.  

C’est précisément cette attitude, apprise dans les premières années de la vie, qui permettra à l'enfant devenu adulte d’atteindre rapidement l’indépendance financière.


(1) Voir aussi notre série d’articles où l'on compare l’investissement boursier et l’investissement immobilier.

(2) Le fondement Commencer à bâtir un portefeuille suggère une approche simple pour démarrer un portefeuille de placements.

(3) Bourse canadienne: Edward Jones (Expectations for Capital Market Returns). Bourse américaine: dqydj.com


 

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