Fondement #5c

Chiffre_3

Le risque d'inflation et de déflation

Progression
%

Inflation is like candy: a little bit is good but too much is bad for your teeth.

Deflation is freaking Satan: tempting but truly devastating.

JS Arriola

L'inflation

C’est une perte de valeur de la monnaie causée par une augmentation générale des prix. L’indice de référence pour calculer le taux d’inflation est l’indice des prix à la consommation (IPC).

Le risque lié à l’inflation c’est que le pouvoir d’achat d’une personne diminue parce que la valeur de ses placements n’a pas augmenté au rythme de l’inflation.

Entre 2007 et 2017, le taux d’inflation annuel moyen a été de 1,6% au Canada. L’inflation n’a donc pas été un facteur qui a pénalisé les investisseurs jusqu’à présent. Une inflation importante pénaliserait essentiellement ceux qui ne possèdent pas de placements mobiliers ou immobiliers destinés précisément à compenser la perte de valeur du dollar

Mesures pour se protéger du risque d’inflation :

Les pires investissements à détenir en périodes d’inflation sont l’encaisse et les titres à revenus fixes, dont les obligations classiques et les dépôts à terme. Parce que leur rendement d’intérêt est minime et que leur valeur nominale n’augmentera jamais. Comme la monnaie perd de sa valeur en période d’inflation, ces investissements appauvrissent leurs détenteurs.

La détention de titres à hauts dividendes d’entreprises stables et rentables est la meilleure option.

La plupart de ces entreprises augmentent leurs dividendes annuellement, souvent à un taux supérieur à celui de l’inflation.

Il existe également des placements expressément destinés à contrer les effets de l’inflation :

i)    Les obligations à rendement réel

Le montant d’intérêt versé sur ces obligations augmente en fonction de l’inflation. Le détenteur est ainsi complètement protégé de la perte de pouvoir d’achat causé par l’inflation.

ii)   Les métaux précieux

Les opinions à ce sujet sont partagées. Mais pour bon nombre d’investisseurs, l’or et les métaux précieux sont des valeurs-refuges dont la valeur augmente en temps de crise et lorsque l’inflation refait surface.

iii)  Les placements immobiliers

La valeur des biens immobiliers (maisons, édifices à revenus,…) augmente proportionnellement à la diminution de la valeur de la monnaie. Par contre, cette hausse de valeur peut être en partie annulée par la hausse des taux d’intérêt qui accompagne inévitablement les périodes inflationniste.

iv)  Les fiducies immobilières

Pour celui qui ne veut pas posséder et gérer des placements immobiliers, l’alternative est d’acheter des unités de fiducies immobilières. Ces entreprises détiennent des édifices à revenus résidentiels, commerciaux ou industriels. La plupart versent de hauts dividendes mensuels. Leurs unités sont transigées sur la bourse tout comme les actions d’autres entreprises cotées.

La déflation

C’est un gain de valeur de la monnaie qui se traduit par une baisse durable du niveau général des prix.

Le risque lié à la déflation c’est que la valeur des placements d’une personne diminue à mesure que la monnaie gagne de la valeur.

Dans un sens, la déflation est un phénomène pire que l’inflation. La déflation décourage la consommation et l’investissement puisque la monnaie elle-même devient le bien le plus rentable à détenir.

Ceci contribue à ralentir l’économie et nuit à la rentabilité des entreprises.

Mesures pour se protéger du risque de déflation :

i)    L'encaisse

Comme la monnaie gagne en valeur en période de déflation, le maintien de fonds libres sous forme d’encaisse est la première forme de protection du portefeuille. Mais le problème de l’encaisse est qu’elle ne produit aucun rendement. Donc, le montant doit être maintenu à un niveau minimum.

ii)   Les obligations

La valeur marchande des obligations tend vers leur valeur nominale à mesure que la date d’échéance approche. Comme les obligations gouvernementales canadiennes et américaines comportent des taux d’intérêt extrêmement bas, l’alternative est d’acheter des obligations de pays émergents (Brésil, Inde,…).

Bien que ces titres soient plus risqués, 2 raisons militent en leur faveur:

1) Le rendement d’intérêt est supérieur et

2) la déflation est un phénomène qui affecte les pays développés.

Les pays émergents sont peu exposés à la déflation; ils sont davantage exposés à l’inflation. Plutôt que d’acheter directement des titres émis par des pays émergents, il est préférable d’acheter des actions d’un FCF* qui investit dans ces titres. De cette façon, on profite de l’expertise du gestionnaire et le risque est mieux réparti.

iii)  Les actions privilégiées perpétuelles

C’est le placement idéal pour se protéger du risque de déflation.

Les actions privilégiées perpétuelles d’une société offrent un dividende fixe supérieur au dividende versé sur les actions ordinaires.

Par exemple, le taux de dividende payé présentement sur les actions privilégiées de sociétés ayant une cote de crédit BBB+ est supérieur à 5%. Au contraire du dividende ordinaire, le dividende privilégié n’est pas calculé en fonction des bénéfices de l’entreprise. Il est fixé à l’émission. Un dividende privilégié est très rarement suspendu. S’il l’est, ce serait en raison de sérieux problèmes financiers de l’entreprise. Mais comme le dividende privilégié est habituellement cumulatif, la société versera tous les dividendes impayés lorsqu'elle recommencera à le payer de façon régulière.

Inflation et déflation : se protéger des 2 risques en même temps ?

Y’a-t-il plus de risque d’inflation ou de déflation ?

Bien malin qui pourrait le dire. Les opinions sont partagées. Parce que d’importants phénomènes favorisent l’un ou l’autre scénario.

Dans les extrêmes, les 2 scénarios auraient des effets désastreux.

Toute proportion gardée, une déflation modérée aurait de pires effets qu’une inflation modérée. Même si la probabilité de connaître une période de déflation est faible, son impact serait significatif.

Le meilleur moyen de minimiser l'impact de l'inflation et de la déflation est de maintenir un portefeuille de placements cadré dans une structure qui comporte  un minimum...

      • d'encaisse,
      • des actions privilégiées perpétuelles,
      • des actions et unités de FCF* à dividendes et
      • des titres d'entreprises incontournables.
Le quatrième risque financier

PORTEFEUILLE 101 © Tous droits réservés

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