Pourquoi consulter un planificateur financier?

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Pour planifier son avenir financier, on doit tenir compte de sept (7) éléments qui ont un impact direct sur la situation financière personnelle. Rares sont ceux qui possèdent les connaissances requises pour ce faire. Commencer par consulter un planificateur financier est une sage décision.


La majorité des Canadiens n’ont pas de connaissances suffisantes en finance

En 2016, une étude du centre de recherche CIRANO concluait qu’après 15 ans, les investisseurs ayant eu recours à un professionnel avaient accumulé des actifs 3 fois plus importants que ceux qui avaient investi de façon autonome. Même après quatre ans, la différence était de 69 % (1).

Selon un sondage réalisé en 2021 (2), 68 % des Québécois avouent qu’ils ne possèdent pas les connaissances requises pour planifier leurs finances. Chez les milléniaux (moins de 35 ans), la proportion grimpe à 74 %.

Ceci est fort étonnant considérant que 30% des gens songent à prendre une semi-retraite. Et le phénomène est encore plus prononcé chez les plus jeunes. Près de la moitié (46%) des 18 à 24 ans prévoient déjà prendre une semi-retraite, alors que la majorité n’ont élaboré aucun plan financier pour l’avenir.

Pour suppléer au manque de connaissances, plus des deux-tiers (67 %) des Canadiens demandent l’avis d’un parent ou d’un ami. Or, celui-ci n’a souvent pas les compétences dont ils auraient besoin.

Dans 60% des cas, les gens consultent un conseiller financier uniquement lors d’une entrée importante d’argent à l’approche la retraite.

Malheureusement c’est beaucoup trop tard.


Des situations typiques

Toutes sortes de situations (dont certaines paraissent anodines) illustrent combien il peut être coûteux de poser certains actes sans en avoir correctement mesuré les conséquences.

Voici des exemples de situations qui auraient pu être évitées si on avait procédé à une planification financière :

1 – Un jeune couple achète une résidence

Un couple, âgé de 30 et 28 ans, achète une résidence dont le coût et la propriété sont partagés 50%-50%. Ils n’ont pas rédigé de testament, mais ont l’intention de le faire bientôt. Après quelques mois, un enfant naît de leur union. Dans l’année qui suit, le père de l’enfant a un accident et décède. La mère décide de vendre la résidence. Or, en l’absence de testament, la quote-part de la résidence appartenant au père revient à l’enfant. La mère ne peut donc pas vendre la résidence tant que l’enfant n’aura pas atteint sa majorité.

Qu’est-ce qu’un planificateur financier aurait dit ?

Chacun des conjoints auraient dû faire un testament, dans lequel il désigne l’autre conjoint comme légataire de sa quote-part de la résidence. Cette simple clause aurait permis d’éviter des maux de tête importants au conjoint survivant.

Cette situation ne doit pas être prise à la légère, car elle risque de se produire à répétition. Seulement 55% des Canadiens ont un testament. Mais chez les moins de 35 ans, la proportion tombe à 22 % ! (3)

2 – Une débâcle boursière se produit

Lors de la monumentale crise boursière de février 2020, le portefeuille d’un investisseur plonge de plus de 20%. Face à l’incertitude qui entoure une pandémie dont on est incapable de mesurer l’étendue, il décide de tout liquider. Il se dit qu’il réintégrera le marché boursier quand on y verra plus clair.

Cinq mois plus tard, malgré d’importants soubresauts, le marché boursier a repris ce qu’il avait perdu. Toujours échaudé de ses pertes et incertain de la situation pandémique, l’investisseur n’avait toujours pas réinvesti son capital.

En liquidant son portefeuille, l’investisseur a confirmé une perte réelle de 20% et il n’a pas profité du rebond du marché boursier.

Qu’est-ce qu’un planificateur financier aurait dit ?

Si, au départ, la personne avait investi son capital dans le cadre d’une structure de portefeuille explicite et correctement diversifiée, il aurait maintenu ses positions quitte à y apporter des modifications d’usage. Les crises boursières font partie de la réalité des investisseurs. Un portefeuille de placements doit tenir compte de cette réalité. Et à long terme, les marchés ont toujours produit des rendements positifs.

3 – Une mère de famille hérite d’un immeuble à revenus

Au décès de son père, une jeune mère de famille monoparentale hérite d’un immeuble à revenus (8 logements). Elle n’habite pas l’immeuble. Son père s’occupait de la gestion de l’immeuble. Elle ne possède aucune connaissance dans les domaines du bâtiment ou de la gestion d’un immeuble.

Elle se s’interroge à savoir si elle devrait garder ou vendre l’immeuble. Elle demande conseil à des amis. Ceux-ci lui recommandent de garder l’immeuble. Selon eux, gérer un tel immeuble n’est pas compliqué, n’importe qui peut apprendre comment faire. De plus, l’actif prendra assurément de la valeur avec les années.

Qu’est-ce qu’un planificateur financier aurait dit ?

Posséder et gérer un immeuble demande du temps : percevoir les loyers, répondre aux demandes et plaintes des locataires, s’assurer du bon état de l’immeuble, effectuer les réparations urgentes (problèmes de structure, fuites d’eau, …), entretenir les aires communes (soi-même ou engager des sous-traitants), effectuer la comptabilité des revenus et dépenses, payer les comptes, se tenir informé/réagir à certaines législations.

Seuls ceux qui possèdent des connaissances particulières dans le domaine immobilier et qui aiment traiter des situations usuelles auxquelles un propriétaire de logements multiplex doit faire face, peuvent considérer que l’investissement immobilier est un bon choix.

Pour les autres, une alternative est d’investir le produit de la vente de l’immeuble dans un panier de titres boursiers ou dans des fonds de placement qui versent des dividendes. Cette approche assure un rendement financier tout en exigeant très peu de travail de la part de l’investisseur.

4 – Un jeune professionnel désire optimiser le rendement de ses économies

Un professionnel âgé de 32 ans touche un salaire annuel de $120,000. Chaque année, il verse des contributions à son REER* et à son CELI* à hauteur des montants maximums autorisés.

L’analyse de ses comptes REER et CELI révèle que 60% des sommes sont placées dans des dépôts à terme (il s’agit de la proportion dans laquelle les CELI sont investis au Canada (4)).

Qu’est-ce qu’un planificateur financier aurait dit ?

Quelqu’un qui gagne un salaire de $120,000 réalise une économie d’impôt qui représente 45% du montant versé à son REER. L’individu peut investir l’impôt ainsi économisé dans des placements qui produisent du rendement. À l’intérieur du REER et du CELI, les montants sont investis dans des placements à l’abri de l’impôt.

Dans le cas du REER, l’impôt sera payable uniquement lorsque les montants seront retirés. Mais, cela ne devrait pas se produire avant au moins 30 ans. De plus, on anticipe que les retraits soient alors imposés à des taux d’imposition plus bas.

C’est pourquoi, étant à l’abri de l’impôt sur le revenu, les contributions au REER et au CELI devraient être investies dans les placements qui produisent des rendements financiers significatifs, et non dans des dépôts à terme qui rapportent des sommes faméliques.

5 – Un père de famille souscrit une police d’assurance-vie au nom de son enfant

Un père de famille souscrit une police d’assurance vie entière dotée d’un capital décès de $50,000 au nom de son enfant de 5 ans. Les primes sont payables pendant 10 ans à raison de $74 par mois. Après 10 ans, l’enfant continue d’être assuré, mais il n’y a plus de prime à payer.

Qu’est-ce qu’un planificateur financier aurait dit ?

Pendant 10 ans, le père déboursera des primes annuelles de $888. À moins de circonstances exceptionnelles, un tel investissement n’est pas justifié. Le seul bénéfice que l’enfant pourrait en retirer serait de lui garantir une couverture d’assurance au cas où il ne serait pas assurable dans le futur. Un tel cas est hypothétique. Et à cette fin, un capital de $50,000 est largement insuffisant.

En revanche, si on investit le même montant dans un fond de placement produisant un rendement annuel net de 5%, le capital accumulé à l’âge de 40, 50 et 60 ans serait respectivement de $51,000, $86,000 et $134,000.

Dans tous les cas, le capital accumulé serait supérieur au capital décès de la police, dont l’enfant alors adulte pourrait disposer à sa discrétion !


Pourquoi consulter un planificateur financier ?

Trois (3) raisons justifient de recourir aux services d’un planificateur financier :

1 – Une vision 3600

Le planificateur financier possède la compétence nécessaire pour conseiller ses clients dans les sept (7) domaines d’expertise de la gestion financière personnelle, à savoir :

® Les obligations juridiques liées aux statuts personnel et professionnel

® L’évaluation des besoins financiers

® Les assurances et la gestion des risques

® La fiscalité

® La gestion des placements

® La préparation de la retraite

® La planification successorale.

Tel qu’illustré ci-haut, une seule décision (bonne ou mauvaise) peut avoir un impact financier à long terme significatif. Or, très peu de gens, s’il en est, possèdent les connaissances requises pour prendre les décisions appropriées dans chacun de ces domaines.

2 – Un titre professionnel reconnu

La dénomination planificateur financier est un titre professionnel émis par l’AMF*. Il reconnaît que son détenteur possède les compétences pour offrir des services de planification financière. De plus, il est soumis aux exigences de formation continue de l’Institut Québécois de Planification Financière (IQPF).

3 – Un rapport qualité/prix exceptionnel

À moins de détenir déjà des investissements importants ou d’avoir une vie personnelle particulièrement compliquée, une planification financière est un exercice qui consomme peu de temps.

Quelques heures de travail d’un planificateur financier peuvent représenter un investissement de $1,000 à $2,000. Au cours de son intervention, le planificateur évalue comment chacun des 7 domaines de la gestion financière s’applique à son client. Au terme de son analyse, il émet une série de recommandations qui vise à optimiser les conséquences financières pour son client, compte tenu de sa situation actuelle et de ses plans d’avenir.

Au niveau des honoraires, il n’y a pas de surprise. Au cours d’une rencontre d’introduction (gratuite), le planificateur obtient les informations qui lui permettront d’évaluer le coût de son intervention. Le client sait combien il lui en coûtera avant de confier quelque mandat que ce soit.

***

Donner un mandat à un planificateur financier indépendant représente un investissement modeste en regard des bénéfices financiers significatifs qu’on en retire.


(0)

(1) The Gamma factor and the value of financial advice, Cirano, 2016.
(2) La relève québécoise retarde la planification de son avenir financier, IQPF, 22 novembre ’21.
(3) Principales constatations de l’Enquête canadienne sur les capacités financières de 2019, Gouvernement du Canada
(4) Selon un sondage RBC, cité dans Le CELI cet incompris, 20 août ’19.


FAQ

 

À quoi sert de souscrire une assurance vie ?

Une assurance vie permet de compenser la perte d’un revenu qui sert à défrayer le coût de bénéficiaires qui en dépendent. Pour une entreprise, elle peut compenser pour la perte d’un employé clé ou permettre à une succession de racheter les parts d’un actionnaire décédé.

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Quand commencer à préparer sa retraite ?

Il faut planifier sa retraite le plus tôt possible et ce, de 2 façons. D’abord, en investissant son capital de manière à le faire fructifier de façon optimale. En second lieu, en minimisant les dépenses inutiles afin de maximiser le montant investi, et augmenter d’autant le rendement qu’on en retire.

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Comment estimer ses besoins financiers ?

Le premier volet est d’identifier chacune de nos dépenses dans un mois, puis dans une année. Dans un deuxième temps, on doit estimer dans quelle mesure ces dépenses évolueront au fil du temps (enfants, santé, loisirs,…). L’autre volet est d’estimer l’évolution des revenus au cours des prochaines années.