Fondement #5b

Chiffre_2

Le risque de longévité

Progression
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C’est le risque financier associé au fait que les individus vivent plus longtemps que prévu. On constate qu’à l’échelle sociétale, il se matérialise de manière irréductible.

Le risque de longévité augmente avec la hausse de l'espérance de vie

L’espérance de vie augmente sans cesse

Comme le graphique le démontre, l’espérance de vie ne cesse d’augmenter. Les progrès de la médecine y sont assurément pour quelque chose. Et on peut penser que cette progression va continuer. Si mon espérance de vie est de 82 ans en 2018, que sera-t-elle dans 10 ans (assumant que je serai toujours de ce monde)?

Le risque de longévité est exacerbé du fait que l’espérance de vie ne cesse d’augmenter et que le phénomène affecte une proportion grandissante de la population. Ceci veut dire que les gouvernements (et les entreprises, via les régimes de retraite) seront de moins en moins en mesure d’assurer la sécurité financière des citoyens âgés.

Les régimes de retraite à prestations déterminées disparaissent

Preuve que le problème est déjà ressenti: de plus en plus d’employeurs ne veulent plus offrir de régimes de retraite à prestations déterminées. Même tendance du côté des gouvernements. On parle maintenant de régimes de retraite à « prestations cibles », qui ont, à peu de choses près, les caractéristiques des régimes à cotisations déterminées.

Dans les régimes à prestations déterminées, l’employeur protège l’employé contre le risque de longévité. C’est l’employeur qui assume le risque. L’abandon graduel des régimes à prestations déterminées au profit de régimes à cotisation déterminées signifie que le risque est transféré à l’individu.

Les portefeuilles de placements sont insuffisants et non performants

Nous l’avons dit: la majorité des Canadiens n’ont pas pris les mesures pour s’assurer une retraite confortable. Selon un sondage RBC effectué en janvier 2018, 62% des Canadiens âgés entre 55 et 75 ans craignent d’épuiser leur épargne-retraite de leur vivant.
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Un risque de société et un risque individuel

Comme société, on ne sait trop comment aborder ce risque. Les enjeux financiers sont monumentaux car ils affectent un nombre grandissant (des millions) de citoyens. Quoi faire pour qu’une tranche toujours plus élevée d’une population qui ne travaille pas puisse subvenir à ses besoins ? Et qui applique une ponction extraordinaire sur les soins de santé.

Faut-il que les gens travaillent plus longtemps ? Faut-il que ceux qui travaillent paient davantage pour absorber le coût grandissant des prestations de vieillesse?

1ère solution: Prendre les mesures, tôt dans une vie, pour faire face au risque de longévité

Exemples de mesures pour se protéger du risque de longévité

1)     Commencer à investir jeune

Bâtir un portefeuille de placements performant est la meilleure solution pour faire face au risque de longévité. Commencer tôt, c'est commencer dès l'âge de 12 ans. Commencer tôt, c'est créer une mentalité axée sur l'investissement, c'est arrêter de faire peur aux enfants avec les questions d'argent, c'est le contraire du "petit cochon".

2)     Un portefeuille constitué principalement de titres à hauts dividendes tempère le risque de longévité

En effet, un tel portefeuille produit un rendement nominal supérieur à celui des obligations et à la majorité des autres produits financiers. De plus, dans la mesure où on investit dans des titres qui augmentent leurs dividendes à chaque année, ce rendement augmente généralement à un rythme supérieur à celui de l’inflation.

3)     Acheter une rente viagère

À partir d'un certain âge (probablement pas avant 60 ans), l’individu qui croit que ses revenus de retraite risquent d’être insuffisants pour pourvoir à son niveau de vie, doit considérer l’achat d’une rente viagère. Ce placement est destiné précisément à faire face au risque de longévité. Pour une discussion plus approfondie sur ce sujet, voir La Rente Viagère

Le troisième risque financier:

PORTEFEUILLE 101 © Tous droits réservés

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