La Tribune apporte des réponses succinctes à des questions portant sur les finances personnelles. Ces réponses ne sont qu’informatives et pourraient ne pas être adaptées à toutes les situations. Le cas échéant, il est souhaitable d’obtenir un conseil professionnel.

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L’avantage d’une faible volatilité

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Certains croient encore que les titres volatils, bien que plus risqués, offrent des perspectives de rendement supérieur.

La réalité démontre le contraire.

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Une croyance populaire : un haut rendement exige un risque élevé

Au cours des années ’60, un groupe d’économistes américains a développé le MEDAF (1), un modèle qui établit une relation entre le risque et le rendement probable d’un actif. Plusieurs analystes financiers utilisent toujours ce modèle pour évaluer la performance des portefeuilles de placements.

Le MEDAF suppose qu’un placement devant produire un rendement supérieur doit par le fait même être plus risqué.

Avec le temps, cette supposition est devenue une croyance populaire.


L’anomalie de la faible volatilité

Plusieurs années plus tard, des recherches ont démontré une autre réalité : pour différentes classes d’actifs, dans différents marchés, les placements les plus volatils affichent des rendements inférieurs (2).

Cette apparente contradiction, qu’on appelle « anomalie de la faible volatilité », a fait l’objet de différentes études.

Étude portant sur une période de 38 ans

Les actions volatiles ont produit des rendements élevés lorsque les marchés étaient en forte hausse. Dans des conditions de marché normales, elles ont produit des rendements semblables à ceux des actions moins volatiles. Dans les périodes de marchés baissiers, elles ont généré des rendements négatifs plus élevés. La conclusion est que les actions plus volatiles n’ont pas offert de rendements à long terme supérieurs (3).

Étude portant sur une période de 20 ans

Les 100 titres les moins volatils de l’indice S&P 500 ont surperformé l’indice de référence de 9%  avec une volatilité inférieure de 20%. La raison est que lors de marchés baissiers, ces titres accusent une sous-performance moins prononcée que leur surperformance lors de marchés haussiers (4) .

On utilise le bêta pour mesurer la volatilité relative d’un titre

Le bêta est le coefficient de volatilité relative d’un titre. Il mesure la relation entre les fluctuations de la valeur du titre et les fluctuations de son indice de référence (ex: indice TSX au Canada ou S&P 500 aux États-Unis).

Ainsi, un titre ayant un bêta inférieur à 1 signifie qu’il est moins volatil que son indice. Un bêta entre 1 et -1 signifie que ses variations sont inférieures à celles de l’indice.


Le bêta est un indicateur essentiel pour évaluer un titre, en accord avec ses autres données fondamentales.

Le seul fait qu’un titre affiche un faible bêta n’est pas une garantie qu’il aura un rendement supérieur. Cela étant, un faible bêta couplé d’un haut rendement historique constituent un excellent point de départ pour considérer l’acquisition d’un titre.

Pour l’ensemble de son portefeuille, l’investisseur devrait viser un bêta maximum de 0,8.

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(0)

(1) Modèle d’Évaluation Des Actifs Financiers 
(2) Why Low-beta outperform, Seeking Alpha, June 15 ’18
(3) Gestion de Placements TD
(4) Le Monde Économique, Juin 2019

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Cet article a été rédigé par Marc-Olivier Desmarais, CPA, Pl. Fin.

Il est planificateur financier indépendant. Sa pratique est encadrée par l'Autorité des Marchés Financiers (AMF) et par l'Institut de Planification Financière (IPF).

À travers les articles de Portefeuille 101, son objectif est de contribuer à la littératie financière et de stimuler la réflexion en matière de finances personnelles.

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